Un bref historique

Situé au cœur de l’estuaire de la Seine, le casino de Deauville est un établissement emblématique de la région normande. Ce lieu unique a été créé en 1911 par Henri Desgrange, fondateur du Tour de France et directeur des grands stades de Paris, qui souhaitait créer une attraction pour inciter les gens à se rendre dans cette petite station balnéaire encore peu connue.

En effet, la plage normande avait été découverte en 1859 par l’hôtelier Louis-Joseph clubdeauville.fr Gaudin et son frère Jean-Gabriel. Leur vision fut de créer un nouveau type d’attraction : des “stages” pour les sports équestres, qui deviendraient rapidement très populaires chez les Parisiens. L’établissement prenait alors le nom de « Deauville », en référence à la rivière qui arrose ce petit port.

Histoire du bâtiment

Le casino actuel a été conçu dans un style néoclassique et fut construit par l’architecte Alfred Wandel. En 1913, le nouvel édifice accueillit son premier visiteur : le célèbre explorateur norvégien Roald Amundsen qui avait récemment atteint la mer polaire.

Au début du XXe siècle, Deauville connaît un véritable essor. L’établissement devient rapidement l’une des plus importantes stations de loisirs et d’entreprises culturelles d’Europe, avec le développement de casinos, salons de jeux, stades, hôtels, et espaces à loisir.

La présence du casino dans la région

En 1929, la crise financière mondiale touche la Normandie : l’économie des entreprises locales connaît un déclin considérable. Deauville ne parvient pas à résister à cette onde de choc et se retrouve confronté à une forte diminution de son activité touristique.

Malgré cela, le casino continue de fonctionner jusqu’en 1937 lorsqu’une ordonnance impériale du préfet décide la fermeture des casinos non soumis aux règles de jeux. Le gouvernement souhaite ainsi mettre fin au jeu clandestin et à l’activité illégale qui se développent dans les salles de jeux, en particulier pendant le jour.

L’époque contemporaine

En 1946, après la guerre, Deauville est libéré du gel imposé par les années d’Occupation. L’établissement ouvre à nouveau ses portes, mais avec certaines réserves : il faut s’y prendre de telle manière que le gouvernement accepte son retour et lui permette une fonction juridique.

La normande se tourne vers l’esthétique du XXe siècle qui commence alors. Un décor néo-pastoral est construit en façade, inspiré par un décor cinématographique d’époque pour accueillir les nouveaux propriétaires : la Société de l’Assurance Générale.